mercredi 8 août 2012

Le partage de fichier en entreprise

Récemment, le groupe de sécurité informatique Symantec arrive à ce constat après avoir mené une enquête mondiale sur le partage de fichiers dans les PME en 2012. (Applied Research a réalisé cette enquête en novembre 2011, auprès de décideurs de 1 325 PME mondiales employant entre 5 et 500 personnes.) Il ressort de l'enquête qu'un nombre croissant d'employés a recours à des solutions de partage de fichiers en ligne à usage personnel qui ne sont pas approuvées par la direction informatique de leur entreprise. « 71 % des petites entreprises qui subissent une cyberattaque ne s'en remettent jamais. Elle leur est fatale », explique Rowan Trollope, Group President, SMB and .cloud, Symantec. « Les PME sont les plus rapides à adopter des technologies de cloud computing telles que les services de partage de fichiers. Elles doivent donc être prudentes et sécuriser l'utilisation de ces services, surtout lorsqu'ils ne sont pas conçus pour les entreprises. Plus les employés ont recours à des services de cloud computing grand public, plus les risques des PME augmentent », ajoute-t-il.

En d'autres termes, la démocratisation de l'utilisation des services de partage de fichiers en ligne mettrait plus que jamais en danger la sécurité des entreprises. C'est en tous les cas la principale conclusion tirée de l'enquête par Symantec en 2012, sur un échantillonnage mondial relatif au partage de fichiers dans les PME menée. Cette tendance va de pair avec la consumérisation de l'informatique au sein de laquelle l’écart entre travail et divertissement diminue avec l'utilisation de services en ligne sur les appareils mobiles personnels. Ces nouveaux comportements, comme ceux qui conduisent à l'utilisation des technologies de partage de fichiers, exposent les entreprises à des pertes de données. Autrement dit, les solutions de partage de fichiers en ligne sont de plus en plus utilisées dans les entreprises et les PME sont plus exposées aux problèmes de sécurité et aux pertes de données que les autres.

Voici ci-dessous, les principaux points que nous retiendrons de cette enquête.


  • Influence

L'adoption de solutions de partage de fichiers en interne est fortement influencée par ses employées. L'enquête relève que selon les personnes interrogées dans les PME, le partage de fichiers améliore la productivité des employés. 
74 % utilisent un service de partage de fichiers en ligne pour être plus productifs. 

En outre, 61 % estiment que les employés ont une influence relativement ou extrêmement forte sur l'utilisation de solutions de partage de fichiers en interne, ce qui est en phase avec le taux d'utilisation des appareils mobiles (63 %), des PC/ordinateurs portables/tablettes (64 %) et des réseaux sociaux (53 %).

  • Risques de diffusion, de pertes ou d'altération des données.
Le partage de fichiers présente des risques de pertes de données et de sécurité: de nombreuses personnes ont reconnu que les méthodes de partage de fichiers mal gérées présentent des risques pour leur entreprise. 

Les risques cités sont les suivants : 
partage d'informations confidentielles à l'aide de solutions non approuvées (44 %), 
logiciels malveillants (44 %), 
perte d'informations confidentielles ou propriétaires (43 %), 
violation d'informations confidentielles (41 %), 
atteinte à l'image de marque/la réputation (37 %) 
violation des réglementations (34 %). 


Organiser le contrôle d'accès est essentiel, l'absence de règles augmente également les risques : plus d'un cinquième (22 %) des personnes interrogées ont déclaré ne pas avoir mis en place de règles pour contrôler les accès des employés aux fichiers et leur partage.

  • Comportements à risques.
Ce point est particulièrement intéressant, en effet, les comportements en matière de partage de fichiers présentent des risques pour les PME. 
Le comportement des employés en matière de partage de fichiers présente des risques supplémentaires. Lorsqu'il est demandé aux employés ce qu’ils feraient s’ils avaient besoin de partager un fichier volumineux, les personnes interrogées ont indiqué qu'elles demanderaient de l'aide à un informaticien (51 %), 
qu'elles auraient recours à une solution suggérée par un client, sous-traitant ou partenaire (42 %), 
qu'elles utiliseraient le système informatique en place (33 %) 
qu'elles rechercheraient et téléchargeraient une solution gratuite en ligne (27 %). 

En outre, 41 % ont indiqué que l'atteinte à l'image de marque est un sujet de préoccupation associé au partage de fichiers.

  • L'augmentation de la taille des fichiers partagés (poids et volume des données)
Les fichiers sont de plus en plus volumineux : la taille des fichiers partagés en interne et avec des tiers augmente considérablement. Une personne sur sept (14 %) a déclaré que la taille moyenne des fichiers actuellement partagés par leur entreprise était supérieure à 1 Go, contre 6 % l'année dernière.

  • Télétravail
Les employés des PME travaillent hors du bureau : selon les personnes interrogées, le nombre d'employés qui travaillent à distance et/ou à domicile a augmenté progressivement au cours des trois dernières années et cette tendance devrait se poursuivre. D'ici un an, 37 % des PME emploieront des personnes qui travaillent totalement, partiellement ou occasionnellement à distance (contre 22 % il y a trois ans et 32 % aujourd'hui) et 32 % des personnes qui travaillent totalement, partiellement ou occasionnellement à domicile (contre 20 % il y a trois ans et 28 % aujourd'hui).

  • Piste de recherches et recommandations pour les PME
Selon Symantec, les PME doivent centraliser le stockage et la gestion des fichiers avec un système Web sécurisé, accessible en tout lieu et avec n'importe quel appareil, pour la protection hors site des données. Mais aussi mettre en place des contrôles et des autorisations d'accès pour sécuriser les fichiers privés et les séparer des fichiers de production. Il leur faut également surveiller les modalités de partage des fichiers de l'entreprise et mettre en place un système évolutif qui accompagne la croissance de l'entreprise.



jeudi 26 juillet 2012

Le projet de loi de finances rectificative et les heures supplémentaires au 1er Août 2012

Le projet de loi de finances rectificative a été adopté par l'Assemblée nationale jeudi 19 juillet. A partir du 1er août, il supprime les exonérations fiscales sur les heures supplémentaires et porte le forfait social à 20%. Voici selon les informations de "l'Entreprise" et "l'Express" les points à retenir.


Nous retiendrons, en d'autres termes, la conséquence principale, qui est que l'exonération d'impôt sur le revenu des heures supplémentaires dont bénéficient les salariés est supprimée et ceci dès le 1er août 2012. Concept original pour améliorer le pouvoir d'achat des salariés...


Les principales mesures qui seront en vigueur à compter soit du 1er Août, soit du 1er Septembre sont :

  • Suppression de la TVA sociale.

Conformément au texte du projet de loi, la TVA sociale a été supprimée par les députés. Cette mesure emblématique de la précédente Présidence et mandature disparaît morte-née. 


  • La suppression des exonérations de cotisations dans les entreprises de 20 salariés et plus à partir du 1er septembre.
Les réductions de cotisations patronales et salariales sur les heures supplémentaires et complémentaires sont supprimées pour les entreprises de 20 salariés et plus, pour toutes les heures effectuées à partir du 1er septembre 2012. Une mesure qui semble "vraiment favorable" à l'emploi ? La pratique risque de démontrer une nouvelle fois que les conséquences risquent d'être pires que la situation actuelle. Notamment au regarde de l'épuisement professionnel qui touche aujourd'hui plus de 9 salariés sur 10. En effet, 92 % des travailleurs français déclarent souffrir d’épuisement professionnel dans leur emploi actuel, d’après un sondage réalisé par CareerBuilder.fr en juin 2012, et 19 % d’épuisement permanent.

  • Dans les entreprises de moins de 20 salariés.
Seules les réductions de cotisations patronales demeurent. Selon les débats parlementaires, le montant de la réduction, qui sera fixé par décret, devrait rester le même, soit 1,50 € par heure supplémentaire ou complémentaire. Nous récapitulons dans le tableau ci-dessous les modifications sur le régime social.


Régime social des heures supplémentaires.




Jusqu'au 31 aoûtJusqu'au 31 aoûtA partir du 
1er septembre
A partir du 1er septembre
Cotisations patronalesCotisations salarialesCotisations patronalesCotisations salariales
Entreprise de moins de 20 salariésDéduction forfaitaire de 1,5 €Réductions cotisationsMaintien de la déduction forfaitaireSuppression des réductions
Entreprise de 20 salariés et plusDéduction forfaitaire de 0,5 €Réductions cotisationsSuppression de la déduction forfaitaireSuppression des réductions


Cependant aucun remaniement de la représentativité ou des critères de mise en place des instances représentatives du personnel. La "barrière" des 49 salariés reste donc intacte. Pourquoi ce choix de 20 salariés ? Alors qu'il existe déjà tant de différents paliers ?
  • Maintien des réductions de cotisations pour la modulation et les conventions de forfait annuel jusqu'au 31 décembre

Le projet de loi précise que lorsque la période de décompte du temps de travail ne correspond pas au mois calendaire et est en cours au 1er septembre 2012 (il s'agit par exemple des accords de modulation annuels ou des conventions de forfait annuel), la réduction de cotisations salariales et la déduction forfaitaire de cotisations patronales restent en vigueur, jusqu'à la fin de la période de décompte du temps de travail en cours, et au plus tard le 31 décembre 2012.

Cela signifie que les heures supplémentaires réalisées par les salariés d'une entreprise relevant d'une convention de forfait annuel, dans laquelle le décompte du temps de travail s'effectue du 1er novembre 2011 au 31 octobre 2012, bénéficieront cette année encore de la déduction forfaitaire pour l'employeur et des réductions de cotisations pour les salariés. Autrement dit le choix de l'annualisation semble être le meilleur, même si les fluctuation de revenus pour le salarié sont généralement difficile à compenser sans un autre travail. Attention toutefois à ne pas dépasser le cadre légal, autrement le second employeur devra lui aussi payer des heures supplémentaires, ce qui serait du plus mauvais effet, flexibilité oblige.
  • Exonération fiscale supprimée à partir du 1er août
L'exonération d'impôt sur le revenu des heures supplémentaires dont bénéficient les salariés est supprimée et ceci dès le 1er août 2012. Toutes les heures supplémentaires ou complémentaires effectuées à compter de cette date seront fiscalisées. Heureusement que les contrats saisonniers sont si bien rédigé que les heures supplémentaires sont souvent "forfaitaires" ou bien à l'inverse n'existe pas. Vous savez, cette fameuse phrase : "pour votre relevé hebdomadaire, si vous faite plus de 35h, vous les mettez sur le relevé de la semaine suivante". La fin de la phrase aurait pu être, "chez nous il n'y a pas d'heure supplémentaire payée".
  • Augmentation du forfait social à 20 % dès le 1er août
Les députés ont suivi l'avis de la commission des finances. L'augmentation du forfait social à 20 % sera donc effective dès le 1er août. Toutefois, le forfait social reste à 8 % pour les contributions prévoyance.

Pour les stocks option et les attributions gratuites d'action, l'augmentation des contributions salariales et patronales (de 14 à 30 % et de 8 à 10 %) est avancée au 11 juillet 2012.

A défaut d'être industriellement compétitif, il semble que "nous" ayons fait le choix, après le "pompage de cerveau" de la fuite des dirigeants. Certes il y a des abus, toutefois la réussite se paie et rémunérer en conséquence un dirigeant qui permet la croissance me semble plus intéressant que de le démotiver.


Cette vision est peut être critique de l'action actuelle. Toutefois, au delà des effets d'annonce et des promesses, il apparaît qu'une nouvelle fois la "poudre aux yeux" cache de biens vilaines manières et une inaction sur les problèmes de fond. Avec les pleins pouvoirs et le "dialogue social" en poche, nous dirigerons nous vers un "redressement productif" ? Améliorer les conditions de travail, les relations humaines et replacer l'Homme au coeur des enjeux est essentiel et inéluctable, bien heureusement, cependant la méthode utilisée ne peut pas encore montrer ses fruits. Attendons donc de voir les résultats que certains "prophètes" ont annoncés.

vendredi 20 juillet 2012

L'agence COMES publie cette semaine "La pensée et l'influence confrontées au défi du vide stratégique : le décryptage de Philippe Baumard"


Professeur des universités (Stanford, Polytechnique), Philippe Baumard est également président du conseil scientifique du Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique (CSFRS). Spécialiste reconnu de la guerre cognitive et de la guerre de l'information, il vient de publier Le vide stratégique (CNRS Editions, 2012). Enfermés dans notre fétichisme technologique, obsédés par les performances à court terme, nous ne savons vers quel destin nous voulons tendre. D'où une économie hystérique et erratique, un malaise profond de nos sociétés et de nouvelles menaces qui surgissent sans relâche.
Dans l'entretien qu'il a accordé à Bruno Racouchot, directeur de Comes Communication, Philippe Baumard dresse un diagnostic sévère de ce vide stratégique mais ouvre aussi des voies conjuguant réflexion et action. Avec un mot d'ordre : faire impérativement preuve de réalisme offensif.

samedi 14 juillet 2012

La revalorisation du SMIC 2012

Cher tous !

un rapide article ce jour concernant la revalorisation du SMIC au 1er Juillet 2012. Ce petit tableau devrait vous permettre de situer votre rémunération ou simplement de la recalculer grâce à un produit en croix.

Smic mensuel au 1er juillet 2012 en fonction de l'horaire hebdomadaire
Horaire
hebdo.
Nb. d'heures
mensuelles
SMIC brut en vigueur
à partir du 01/07/12*
   35 H151 2/3 H   1 425,70 €
   36 H (1)156 H   1 476,58 €
   37 H (1)160 1/3 H   1 527,46 €
   38 H (1)164 2/3 H   1 578,45 €
   39 H (1)169 H   1 629,33 €
   40 H (1)173 1/3 H   1 680,21 €
   41 H (1)177 2/3 H   1 731,20 €
   42 H (1)182 H   1 782,08 €
   43 H (1)186 1/3 H   1 832,96 €
   44 H (2)190 2/3 H   1 894,15 €
* Calculé par les soins de KPMG. Observation : la date d'application est le premier jour du mois. (1) Les 8 premières heures supplémentaires (de la 36e à la 43e incluse) sont majorées de 25 % (y compris dans les entreprises de 20 salariés et moins depuis le 1er octobre 2007). (2) À partir de la 44e heure, les heures supplémentaires sont majorées de 50 %.

samedi 25 février 2012

Cloud Computing : Box.net remet à jours son service et offre 50GO d'espace

Un ami m'a fait parvenir ce petit lien, provenant du Journal du Geek, concernant une offre de la société BOX.Net, désormais "BOX".
Amateur de Cloud Computing, leur service est très sympathique et facile d'utilisation.
Malheureusement la synchronisation à la volée des fichiers n'est pas encore disponible.
D'autres articles à venir comparant les solutions gratuites et à moindre coût sont à venir.

Profitez en, l'offre est gratuite pour les utilisateurs Android, autrement dit Smartphone et Tablette, améliorant (sans abonnement payant) la capacité de stockage à 50GO et jusqu'a 100 MO par fichier.

Rien d'anormal dans les CGU.

A bientot,

Amaury